Comment licencier un salarié sans entrer en conflit ?

Publié le , par La RDE
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De nombreuses raisons peuvent pousser un chef d’entreprise à licencier un salarié : incompétence, retards répétés, non-respect des règlements, etc. Pour éviter d’entrer en conflit avec l’employé, le mieux est de contacter un avocat en droit du travail. Connaissant toutes les règles légales en matière de contrat de travail, celui-ci saura conseiller l’employeur sur les meilleures décisions à prendre.

Respecter les règles et les procédures en vigueur

Il faut savoir que la procédure de licenciement est encadrée par des conditions strictes. Aussi, il est important que l’employeur mène les actions dans les règles afin d’éviter les conflits. Pour cela, il doit envoyer une convocation préalable au salarié, puis organiser un entretien avant de remettre la lettre de licenciement. À la fin de la procédure, l’employé congédié effectuera une période de préavis jusqu’au terme du contrat de travail. Cela signifie que l’employeur peut être poursuivi devant le Conseil de Prud’hommes s’il ne respecte pas ces étapes. Toutefois, en cas de faute grave du salarié, le licenciement ne nécessite pas de préavis.

Les indiscrétions et l’inaptitude au travail peuvent directement conduire au licenciement de l’individu. Mais pour que celui-ci soit valide, il est important qu’il soit notifié par une cause réelle et sérieuse. Qu’il s’agisse d’un licenciement économique ou d’un licenciement pour faute grave, l’employeur se doit de respecter les règles en vigueur, s’il ne souhaite pas subir un procès aux prud’hommes. Il faut d’ailleurs savoir que certaines catégories de personnes, comme les femmes enceintes et les individus en situation de handicap, sont protégées par la loi. Ces salariés ne peuvent donc pas être licenciés, sauf dans des conditions très précises.

Prendre conseil auprès d’un expert en droit

Les relations conflictuelles au travail ne sont jamais plaisantes, que ce soit pour l’employeur ou pour le salarié. Lorsque la mésentente conduit au remerciement de ce dernier, une contestation de la décision peut être faite. Afin de défendre ses intérêts et faire valoir ses droits, l’employeur doit impérativement prendre conseil auprès d’un avocat spécialisé. Expert en droit du travail, celui-ci saura trouver la meilleure négociation pour parvenir à une rupture conventionnelle. Cette démarche est bien entendu nécessaire, si et seulement si l’employé conteste son licenciement devant les prud’hommes. Celle-ci doit être effectuée dans les 3 mois qui suivent la rupture du contrat de travail et sera validée dans le cas où il s’agit bien d’un licenciement abusif.

Pour éviter une procédure judiciaire, l’appel au bureau de conciliation des prud’hommes est de même nécessaire. Celui-ci enverra un représentant de l’employeur et un représentant de l’employé pour trouver une solution à la discorde. Si aucun arrangement ne peut être conclu, la procédure se poursuivra en justice. En cas de licenciement injustifié, l’employeur devra verser une indemnité au salarié ou le réintégrer au sein de sa société. S’il arrive d’ailleurs à prouver les négligences et l’incompétence du salarié, le chef d’entreprise ne sera pas poursuivi. Pour cela, il faudra qu’il réunisse toutes les preuves justifiant le licenciement de l’employé, comme les absences injustifiées et autres fautes lourdes.